ß2-agonistes inhalés |
| Créé le 15/07/1999 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 17/09/2006) |
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La balance avantages-inconvénients des b2-adrénergiques inhalés est débattue depuis plus de 40 ans avec 2 "épidémies" de mortalité dans l'asthme.
Ces molécules ont un effet bénéfique incontestable à court terme sur la stabilisation des mastocytes et la relaxation du muscle lisse bronchique. Mais on sait aussi qu'elles ont un effet pro-inflammatoire (inhibition d'IL-12 et IFN-gfavorisant la voie Th2), même à faible dose, provoquant une augmentation du nombre des cellules inflammatoires de l'expectoration induite et une aggravation de l'hyper-réactivité bronchique, surtout vis à vis des allergènes.
La monothérapie devrait être évitée, l'usage des combinaisons avec des corticoïdes pouvant, jusqu'à un certain point, limiter les effets adverses de ces médicaments.
Mais il y a un seuil d'exposition totale aux b2-adrénergiques qui peut être franchi même par les malades utilisant des corticoïdes inhalés. Cela peut être particulièrement vrai lorsque ces médicaments sont délivrés à forte dose par nébulisations.
C'est dans ce cadre conceptuel que, comme en cardiologie, l'idée d'utiliser des b-bloquants (longtemps contre indiqués dans l'insuffisance cardiaque gauche) a été proposée ; on sait que, en administration chronique, ils réduisent l'inflammation à éosinophiles, l'élaboration des cytokines et le contenu en mucines des sécrétions .
Réf :
Chupp GL. Say what, beta-blockers for asthma? Am J Respir Cell Mol Biol 2008;38:249-50
Taylor DR. The b-agonist saga and its clinical relevance: On and on it goes. Am J Respir Crit Care Med 2009;179:976-8
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