Environnement extérieur Particules inorganiques Maladies respiratoires |
| Créé le 13/03/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 11/09/2004) |
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| Particules inorganiques dans
l'atmosphère |
Les particules inorganiques suspendues dans l'air sont de
nature
solide et liquide (brouillard : 2-15µm) ; on distingue des : |
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particules
primaires : issues des activités industrielles
cas particulier : particules d'origine volcanique : ce sont des particules fines (quelques µm), minérales (roche, magma refroidi) ; les particules se dispersent dans l'atmosphère et leur concentration diminue avec l'éloignement de leur source ; elles participent à un nuage, mélange de vapeur d'eau et de gaz contenant principalement du soufre, du chlore et du gaz carbonique.
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particules
secondaires : formées par réaction chimique à partir des gaz dans l'atmosphère
(sulfates ou nitrates) ; ces particules sont solubles |
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fines particules
de carbone : issues de la combustion incomplète des hydrocarbures (surtout les engins
diesel aujourd'hui) ; ces particules unitaires, d'un diamètre de 0,05µm
peuvent former des
agrégats de 1 à 5 µm de diamètre
elles peuvent adsorber à leur surface des produits
chimiques (nitrates ; sulfates ; cations et anions solubles : Na, Ca, K, Mg,
HH4, Cl...; métaux) ou des composés organiques (allergènes) susceptibles d'agresser les tissus et
d'initier un processus inflammatoire ou allergique |
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particules diesel
: elles ont une place à part dans les particules du fait de leurs effets putatifs
particuliers sur la santé. |
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elles sont un mélange complexe de particules de carbone, d'oxydes d'azotes,
formaldéhyde, monoxyde de carbone, hydrocarbures, cendres, métaux |
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hydrocarbures aromatiques polycycliques adsorbés sur les particules diesel :
phénanthrènes (52%), fluorènes (15%), naphtalènes (13%), fluoranthrènes (10%),
pyrènes (10%) |
Réf :
Barknecht TR et al. Human cell mutagenicity of polycyclic aromatic hydrocarbon
components of diesel emissions. Dev Toxicol Environ Sci 1982;10:277-94 |
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| On
distingue |
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particules
totales en suspension |
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PM > 10 : se déposent dans les voies aériennes supérieures |
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PM10 :
diamètre ≤ 10 µm ; elles peuvent pénétrer les voies aériennes
presque toutes les particules rencontrées dans l'air des villes sont dans cette
catégorie ; elles sont presque toutes issues des rejets automobiles |
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"coarse particules" : de PM10 à PM 2.5 ; poussières en suspension, mines, éruptions volcaniques, spores... |
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PM2,5 |
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"particules fines" : restent en suspension plus longtemps, pénètrent plus profondément l'arbre arien |
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"particules ultrafines" : surtout produites par la combustion ; ont tendance à s'agréger rapidement |
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nano particules
(diamètre < 1 µm) ; elles peuvent rester en suspension pendant des semaines, dériver
sur des kilomètres et pénétrer les logements. |
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Ces
particules peuvent se présenter à la cellule sous différents aspects :
isolées, en agrégats, en chaînettes ; on ne sait si c'est la quantité
de particules (poids/concentration) ou le type de présentation, ou une
combinaison des 2, qui est le critère essentiel lié à l'effet
biologique. |
| Origine des particules inorganiques
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| Industrie utilisant |
charbon |
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pétrole |
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| Sidérurgie |
| Cimenteries |
| Incinération de déchets |
| Manutention de minerais et
matériaux |
| Automobiles
plus petites, plus acides que les poussières |
Particules : Recommandations OMS
Paramètre
considéré |
Valeurs recommandées
µg/m3 |
| 24 heures |
120 |
Particules
inorganiques : effet sur la santé
| Fumées noires |
| Saison chaude (avril - septembre) |
| Augmentation de 7
à 19µg/m3 |
le lendemain |
Mortalité toutes causes |
+ 2,5% |
Mortalité cardio-vasculaire |
+ 1,9% (NS) |
Mortalité respiratoire |
+ 0,6% (NS) |
Réf :
Anderson HR et al. Air pollution and daily mortality in London: 1987-92.
BMJ
1996;312:665-9 |
Risques relatifs et intervalles
de confiance à 95% estimés de la mortalité en relation avec l'indicateur Fumées Noires
pour une augmentation de 10 à 15µg/m3 dans les zones d'étude concernées
| Zones |
Mortalité
toutes causes |
Mortalité
cardio-vasculaire |
Mortalité
respiratoire |
| Bordeaux |
0-1 j*
1,014** [1,000-1,029]*** |
0 j
1,013 [0,992-1,036] |
3 j
1,037 [0,994-1,083] |
| Le Havre |
0-1 j
1,003 [0,984-1,022] |
0-3 j
1,019 [0,984-1,056] |
0-1 j
1,029 [0,963-1,099] |
| Marseille |
3 j
1,018 [1,005-1,031] |
1 j
1,021 [0,999-1,043] |
0-1 j
1,041 [1,003-1,081] |
| Paris |
1 j
1,006 [1,002-1,011] |
1 j
1,005 [0,997-1,013] |
-----
----- |
| Rouen |
1 j
1,005 [0,982-1,029] |
1 j
1,040 [0,996-1,085] |
0-1 j
1,029 [0,944-1,122] |
* : Délai de
survenue ; ** : Risque relatif ; ***Intervalle de confiance à 95%
Au total, quel que soit l'indicateur de mortalité étudié, l'excès de risque de
décès anticipés est de l'ordre de 3% pour une augmentation de 50µg/m3 de
l'indicateur FN.
Des résultats très proches ont été obtenus dans l'étude APHEA qui inclue 8
villes de l'Europe de l'Ouest (Athènes, Barcelone, Cologne, Londres, Lyon, Milan, Paris)
Réf :
Surveillance des effets sur la santé liés à la pollution atmosphérique en milieu
urbain - Rapport de l'étude mars 1999 - Institut de veille sanitaire |
| Particules |
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% de variation de lindicateur de santé pour chaque élévation de 10µg/m3
des PM10 en concentration quotidienne moyenne |
| Hausse de la mortalité quotidienne |
Totale |
1 |
Respiratoire |
3,4 |
Cardio-vasculaire |
1,4 |
| Aggravation de lasthme |
Crises |
3 |
Bronchodilatateurs |
12,2 |
Services durgence |
3,4 |
Hospitalisations |
1,9 |
| Augmentation des symptômes |
Broncho-pulmonaires |
3 |
ORL |
0,7 |
Toux |
2,5 |
| Baisse de la fonction respiratoire |
VEMS |
0,2 |
DEP |
0,1 |
Réf
:
Dockery DW et al. Acute respiratory effects of particulate air pollution.
Ann Rev Public
Health 1994;15:107-32 |
Risques relatifs et
intervalles de confiance à 95% estimés de la mortalité en relation avec l'indicateur PM13
pour une augmentation de 20µg/m3 dans les zones d'étude concernées
| Zones |
Mortalité
toutes causes |
Mortalité
cardio-vasculaire |
Mortalité
respiratoire |
| Le Havre |
1
j*
1,019** [0,992-1,074]*** |
1
j
1,062 [1,001-1,128] |
2
j
1,049 [0,957-1,150] |
| Paris |
1
j
1,010 [1,004-1,016] |
2
j
1,013 [1,002-1,024] |
1
j
1,001 [0,979-1,024] |
| Rouen |
1
j
1,005 [0,989-1,021] |
1
j
1,022 [0,994-1,050] |
0-1
j
1,037 [0,988-1,09] |
| Strasbourg |
2
j
1,012 [0,990-1,035] |
3
j
1,048 [1,005-1,093] |
3
j
1,047 [0,963-1,138] |
* : Délai de
survenue ; ** : Risque relatif ; ***Intervalle de confiance à 95%
Réf
:
Surveillance des effets sur la santé liés à la pollution atmosphérique en milieu
urbain - Rapport de l'étude mars 1999 - Institut de veille sanitaire |
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Une méta-analyse
de 41 études épidémiologiques sur limpact de la pollution particulaire sur le
VEMS indique que |
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les enfants sont plus sensibles aux particules que les sujets plus
âgés |
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il faut atteindre de fortes concentrations
(aujourdhui rares)
pour mesurer des amputations fonctionnelles susceptibles dêtre ressenties par les
sujets, sauf en cas détat fonctionnel déjà très dégradé. |
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| Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données publiées dans ce texte. |
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