Neutrophiles |
| Créé le 11/04/2011 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 11/04/2011) |
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Les neutrophiles sont stockés dans la moelle osseuse ; leur prolifération et leur différenciation est stimulée par le G-CSF (granulocyte-colony stimulating factor).
Le neutrophile est, avec le macrophage et la cellule dendritique, un acteur majeur du système de défense immunitaire inné. Il a une fonction principale, rechercher les pathogènes microbiens, les ingérer (phagocytose) et les détruire.
Pour cela il possède un arsenal antimicrobien puissant qui inclut des oxydants (O2- et H2O2), des proteinases (élastase en particulier) et des peptides cationiques. Ces produits toxiques sont libérés directement dans le phagosome où ils agissent sur l’agent pathogène.
Pour agir, les neutrophiles doivent sortir du secteur vasculaire et migrer jusqu’au site de l’infection ; ils traversent l’endothélium, les tissus interstitiels, passent entre les cellules épithéliales avant d’émerger à la surface apicale de l’épithélium et d’y adhérer pour des périodes de temps variables. Cette adhésion peut être une des raisons pour lesquelles on ne recueille que peu de neutrophiles alvéolaires dans le lavage bronchiolo-alvéolaire.
Dans certaines conditions, une activation excessive et/ou prolongée du neutrophile peut conduire, pendant la migration, à la libération extra-cellulaire de produits cytotoxiques capables d’induire une réponse des cellules de voisinage allant de l’activation à la lésion voire la mort, et des lésions dans les territoires traversés.
Le neutrophile est la première cellule phagocytaire recrutée au site de l'infection mais sa durée de vie est courte (< 6h) après sa sortie de la moelle osseuse.
Il reconnait les micro-organismes par la liaison entre leurs ligands et ses PRR (pattern recognition receptors), comme les TLR et les NLR.
Un seul agent microbien a, généralement, plusieurs PAMPS (pathogen-associated molecular patterns) qui peuvent activer un ou plusieurs PRR.
L'infection bactérienne peut stimuler plusieurs TLR à différents moments (ex : TLR5 régule l'infiltration neutrophilique précoce) et chaque TLR peut activer différentes cascades de signaux conduisant à différentes réponses biologiques.
L'alcool interfère avec le recrutement et la capacité fonctionnelle des neutrophiles pendant l'infection bactérienne des voies respiratoires sous-glottiques.
A part la lutte contre l'infection, le neutrophile est particulièrement engagé dans 2 pathologies respiratoires : la mucoviscidose et la BPCO. Il existe aussi des formes d’asthme, sévères, à neutrophiles (Shannon, 2008).
L’élastase du neutrophile a un rôle important dans l’immunité innée et l’inflammation pulmonaire, en particulier dans l’expression des gènes de la mucine (MUC2 et MUC5AC) et la sécrétion d’IL-8 qui est la chémokine la plus puissante agissant sur les neutrophiles dans l'infection bactérienne.
Il existe des anti-protéases dans le poumon : a1 anti-trypsine, SLPI, élafine, MNEI (monocyte/neutrophil elastase inhibitor).
Réf :
Balamayooran G, Batra S, Fessler MB, Happel KI, Jeyaseelan S. %echanismes of neutrophil accumulation in the lungs againts bacteria. Am J Respir Cell Mol Biol 2010;43:5-16
Shannon J, Ernst P, Yamauchi Y, Olivenstein R, Lemiere C, Foley S, Cicora L, Ludwig M, Hamid Q, Martin JG. Differences in airway cytokine profile in severe asthma compared to moderate asthma. Chest 2008;133:420-6 |
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