Oxygénothérapie
Insuffisance Respiratoire
Chronique Grave (IRCG)
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| Créé le 25/02/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 05/05/2004) |
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Sommaire
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La prescription d'une oxygénothérapie peut être envisagée de 2 points de vue non exclusifs
 subjectif (qualité de vie)
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 négatif, lorsque le malade refuse la mise sous oxygénothérapie pour ce que représente ce traitement et les contraintes qu'il implique |
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 positif, lorsque le malade demande une oxygénothérapie qui lui paraît utile mais qui est hors des critrèes recommandés de prescription (malade non hypoxémique) |
 objectif |
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à partir des recommandations validées de prescription |
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| Bases
théoriques |
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Patients 49-51 mmHg en état stable ; oxygénothérapie ≥ 15h/j versus placebo
Le
bénéfice du groupe oxygène n'apparaît qu'après le 500ème jour de
traitement
Le
temps passé à l'hôpital pour exacerbation n'est pas modifié
par l'oxygénothérapie ; controversé (Ringbaek,
2002)
L'oxygène
ne ralentit pas la progression de l'insuffisance respiratoire chez ceux
qui décèdent précocement
Chez les
long survivants sous oxygène, la PaO2 semble ralentir la détérioration |
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Patients 51-52 mmHg en état stable ; oxygénothérapie continue (moyenne 18h/j) versus oxygénothérapie nocturne (moyenne 12h/j)
Mortalité
totale dans le groupe oxygène nocturne = 1,94 (IC95 % : 1,17-3,24) x
groupe oxygène continu (p < 0,001)
Mortalité
à 12 mois : O2 continu : 11,9 % ± 3,2 ; O2 nocturne : 20,6 % ± 4
Tendance très
marquée chez les patients : hypercapniques (PaCO2 43mmHg)
; mauvaise fonction respiratoire ; saturation oxyhémoglobinée nocturne
moyenne basse (< 85 %) ; troubles centraux plus sévères ;
perturbations importantes de l'humeur
L'oxygénothérapie continue bénéficie aussi aux patients avec : basse pression
moyenne dans l'artère pulmonaire ; résistances vasculaires
pulmonaires basses ; capacité d'exercice relativement
bien préservée |
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| La survie est améliorée dans les 2 groupes oxygénothérapie continue, mais le nombe de patients est réduit. |
Comment mener une oxygénothérapie à long terme ?
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1/
S'assurer de l'éviction du facteur de risque |
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2/
S'assurer que la fonction ventilatoire a été optimisée |
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3/ Si
les critères d'I.R.C.G sont présents en état stable |
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Soit une PaO2
55
mmHg |
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Soit une PaO2 comprise entre 56 et 59
mmHg,
associée à un ou plusieurs des éléments suivants : |
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polyglobulie (hématocrite
> 55%) |
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signes cliniques de
cœur pulmonaire chronique |
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hypertension artérielle pulmonaire
(pression artérielle pulmonaire
25 mmHg au repos) |
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désaturation artérielle nocturne non
apnéïque, quel que soit le niveau de la PaCO2 |
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Chercher le bon débit
(saturation > 92% / tolérance) |
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Prescrire une durée de
plus de 18h |
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Contrôler l'observance |
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Contrôler la validité de
la prescription à 3 mois |
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Réf :
Société de Pneumologie de Langue Française : Recommandations pour la prise en charge
des BPCO. Rev Mal Resp 1997; 14: suppl.2 |
Impact de l'oxygénothérapie à long terme
Réduction
d'indépendance dans la vie quotidienne, qui n'est pas que le résultat d'une réduction
de déplacement liée à l'appareillage mais aussi associée à la réduction
des débits bronchiques, la dépression et un mauvais état de santé (Okubadejo,
1997).
Réf
:
Okubadejo
AA, O'Shea L, Jones PW, Wedzicha JA. Home assessment of activities of
daily living in patients with severe chronic obstructive pulmonary disease
on long-term oxygen therapy. Eur Respir J 1997;10:1572-5
Ringbaek
TJ, Viskum K, Lange P. Does long-term oxygene therapy reduce
hospitalisation in hypoxaemic chronic obstructive pulmonary disease? Eur
Respir J 2002;20:38-42 |
Impact de l'oxygénothérapie à
l'effort
Une
supplémentation en oxygène pendant l'exercice induit une amélioration dose-dépendante
de l'endurance et des symptômes perçus par des BPCO sévères nonhypoxémiques
qui peut être partiellement due à la diminution de l'hyperinflation et à une
fréquence respiratoire plus basse.
Réf
:
Somfay
A, Porszasz J, Lee SM, Casaburi R. Dose-response effect of oxygen on
hyperinflation and exercise endurance in nonhypoxaemic COPD patients. Eur
Respir J 2001;18:77-84 |
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