BPCO Prévalence |
| Créé le 04/04/2003 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 01/10/2007) |
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Sommaire
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Prévalence de la broncho-pneumopathie
chronique obstructive (BPCO) dans le monde (1990)
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Evolution de la prévalence de la broncho-pneumopathie
chronique obstructive (BPCO) diagnostiquée par les médecins
(Grande Bretagne 1990-7)
Prévalence de la BPCO dans le
monde (1990)
| |
Homme |
Femme |
| Europe de
l'Ouest |
6,98 |
3,79 |
| Inde |
4,38 |
3,44 |
| Chine |
26,20 |
23,70 |
| Sud-Est asiatique |
2,89 |
1,79 |
| Afrique |
4,41 |
2,49 |
| Amérique latine |
3,36 |
2,72 |
| Europe centrale |
2,69 |
2,83 |
| Monde |
9,34 |
7,33 |
Réf :
Murray, Lopez eds : The global burden of disease: a comprehensive
assessment of mortality and disability from diseases, injuries, and risk
factors in 1990 and projected to 2020. Cambridge: Harvard University
Press , 1996 |
Évolution de la prévalence de la BPCO
diagnostiquée par les médecins
Grande-Bretagne (1990-97)
Réf :
Soriano JB,
Maier WC, Egger P, Visick G, Thakrar B, Sykes J, Pride NB. Recent
trends in physician diagnosed COPD women and men in the UK. Thorax 2000;55:789-94 |
La prévalence de la BPCO peut se mesurer par
la spirométrie, qui permet de mesurer le rapport VEMS/CVF dont la valeur, < 70 %, permet de poser le diagnostic
la clinique ; on a testé le tabagisme, l'environnement professionnel et la pollution générale, les symptômes (toux productive, sifflements, dyspnée) les signes physiques (inspection, palpation, persussion, auscultation).
En matière de diagnostic positif
Le tabagisme, lorsqu'on compare aux non-fumeurs, est un assez bon facteur prédictif d'obstruction bronchique, et d'autant plus qu'on se situe sur des tabagismes élevés (> 70 paquet-années).
Les symptômes sont des facteurs prédictifs médiocres et leur absence ne permet pas d'exclure une obstruction bronchique.
La présence de sifflements en respiration normale prédit presqu'à coup sûr une obstruction ; leur présence en respiration forcée n'a aucune valeur.
L'impression clinique du médecin (forme d'intégration de l'ensemble des données) prédit mal l'obstruction bronchique ; mais son niveau de performance augmente avec la sévérité de l'obstruction.
En matière de diagnostic de sévérité
Les signes cliniques n'apparaissent habituellement que pour des VEMS < 50 % mais, plus ils sont nombreux, plus la sévérité est importante.
La meilleure combinaison permettant d'exclure une obstruction bronchique est l'absence de tabagisme et de sifflements.
La meilleure combinaison permettant d'évoquer une obstruction bronchique est un ensemble de tabagisme ≥ 70 paquet-années, histoire clinique compatible avec une BPCO ou une hypoventilation à l'auscultation.
Résultat
Ils varient beaucoup avec les méthodes utilisées et les pays.
1/3 de la population adulte américaine rapporte des symptômes respiratoires compatibles une BPCO symptomatique.
Selon NHANES III 12,8 % des adultes rapportent avoir (8,5 %) ou avoir eu (4,3 %) un diagnostic de maladie bronchique obstructive (emphysème ; bronchite chronique ; asthme pour près de 30 %).
Seuls 17,4 % des adultes rapportant un diagnostic de bronchite chronique ou d'emphysème avaient une fonction respiratoire diminuée ; la grande majorité de ces sujets n'a donc sans doute pas de BPCO.
Moins de 50 % des sujets rapportant un diagnostic de bronchite chronique ou d'emphysème se disaient génés par une dyspnée.
Selon NHANES III 40 à 80 % des sujets avec une fonction respiratoire diminuée n'avaient jamais eu de diagnostic de BPCO.
La prévalence des BPCO de stade II ou plus (diagnostiquées sur questionnaires et VEMS post-bronchodilatateur) dans le monde est d'environ 10 % globalement (11,8 %
chez les hommes ; 8,5 % chez les femmes) avec une augmentation moyenne de 1,9 %
par tranche d'âge de 10 ans, identique chez les hommes et les femmes (Buist,
2007).
Réf :
Buist S, McBurnie MA, Vollmer WM, Gillespie S et al. International variation
in the prevalence of COPD (The BOLD study): a population-based prevalence
study. Lancet 2007;370:741-50
Groupe
coopératif PAARC. Pollution
atmosphérique et affections respiratoires chroniques ou a répétition.
I. Méthodes et sujets. Bull Europ Physiopath Resp 1982;18:87-99
Groupe
coopératif PAARC. Pollution
atmosphérique et affections respiratoires chroniques ou à répétition.
II. Résultats et discussion. Bull Europ Physiophath Resp 1982;18:101-16
Mannino DM,
Gagnon RC, Petty TL, Lydick E. Obstructive lung disease and low
lung function in adults in the United States: data from the National
Health and Nutrition Examination Survey, 1988-1994. Arch Intern
Med 2000;160:1683-9
Renwick DS,
Connolly MJ. Prevalence and treatment of chronic airways
obstruction in adults over the age of 45. Thorax 1996;51:164-8
Vollmer WM,
Osborne ML, Buist AS. 20-year trends in the prevalence of asthma
and chronic airflow obstruction in an HMO. Am J Respir Crit Care
Med 1998;157:1079-84
Wilt TJ, Niewoehner D, Kim CB et al. Use of spirometry for case finding, diagnosis and management of chronic obstructive pulmonary disease (COPD). Evidence Report/Technology Assessment N° 121. AHRQ Publication N° 05-E017-2. Agency for healthcare research and quality, september 2005
Xu X,
Laird N, Dockery DW, Schouten JP, Rijcken B, Weiss ST. Age, period,
and cohort effects on pulmonary function in a 24-year longitudinal study. Am
J Epidemiol 1995;141:1554-66 |
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